
Après la formation Digital Learning Manager : les vraies stats
98 alumnis du Bahut ont répondu à notre enquête d’insertion. On partage les résultats en toute transparence.
Il y a une question qu’on nous pose à chaque présentation de la formation, formulée de cent façons différentes mais qui revient toujours au même endroit : « Est-ce que ça marche, concrètement ? »
Ça veut dire : est-ce qu’on trouve du travail après ?
Est-ce qu’on est bien payé ?
Est-ce que le secteur recrute vraiment des gens en reconversion, ou juste des profils déjà installés dans le milieu ?
On a décidé de répondre avec des données de nos dernières promos (4, 5, 6, 7 et 8 à Lyon, 1 et 2 à Paris).
Méthodologie
En novembre 2025, on a interrogé nos alumnis certifiés : 120 personnes issues des promos Lyon 4 à 8 et Paris 1-2, formées entre 2022 et 2024. 98 ont répondu.
Taux de réponse de 81,7%, ce qui est élevé pour ce type d’enquête.
Ce chiffre a une importance pratique : il limite le biais de sélection. Quand seulement 30% des anciens élèves répondent à une enquête d’insertion, il y a de bonnes chances que ce soient surtout ceux qui ont bien réussi.
Là, on a les satisfaits et les moins satisfaits, les rapides et les plus lents à trouver.
Les résultats n’en sont que plus fiables.
Qui entre en formation au Bahut ?
Première surprise pour beaucoup : nos apprenants ne sont pas des débutants.
65,3% sont diplômés Bac+5, et au total, 85,7% ont au moins un Bac+3. Ce sont des profils déjà qualifiés, souvent issus de l’enseignement et de la formation (28,6% des cas), de la communication (9,2%), ou de la gestion de projet.
Ils capitalisent sur une expertise métier antérieure qu’ils croisent avec les compétences Digital Learning acquises au Bahut.
C’est souvent ce croisement qui les rend intéressants aux yeux des recruteurs.
Les chiffres d’insertion : 86,7% dans les 6 mois
86,7% des alumnis trouvent un emploi dans les 6 mois suivant leur certification.
Ce qui est peut-être plus frappant que le taux lui-même, c’est la vitesse. Le délai médian est de 0 mois. La moitié des diplômés sont embauchés immédiatement — souvent par l’entreprise qui les accueillait en alternance. Sur les 98 répondants, 56 personnes (57,1%) n’ont pas eu de période de transition.
Le délai moyen remonte à 2,5 mois, tiré vers le haut par les 10,2% qui ont mis entre 4 et 6 mois. Ce sont des situations réelles, pas effacées des statistiques.
Stabilité ou indépendance : deux modèles qui coexistent
58,2% des alumnis sont en CDI à 6 mois.
Ce chiffre conforte l’idée d’une reconversion qui se sécurise vite.
Mais 13,3% choisissent le statut d’indépendant dès la sortie : un choix délibéré.
Rémunération : salaire médian à 36 000 € brut annuel
Sur 81 réponses exploitables (les 17 restants n’ont pas communiqué leur salaire), le salaire médian s’établit à 36 000 € brut annuel, la moyenne à 37 745 €. La tranche 35-40k€ est la plus représentée, à 30,6% des cas.
L’écart géographique est documenté et cohérent avec le marché : Paris à 40 880 € en moyenne, Lyon à 36 502 €, soit un différentiel de +12%.
Rien d’anormal, mais utile à avoir en tête si vous pesez une mobilité géographique.
Que font-ils concrètement ?
Trois métiers concentrent la majorité des insertions :
Digital Learning Manager / Concepteur e-learning (37,1%) : le coeur de cible de la formation
Ingénieur pédagogique (16,5%) : architecture de dispositifs complexes
Concepteur pédagogique (11,3%) : scénarisation et médiatisation
Les compétences les plus mobilisées au quotidien ?
La conception de ressources pédagogiques (82,7% des alumnis), la conception de parcours (73,5%), et la gestion de projets pédagogiques (72,4%). La démarche qualité (Qualiopi, processus d’amélioration continue) est également citée par 51% d’entre eux.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Les enquêtes d’insertion ont une limite structurelle : elles mesurent l’emploi, pas la satisfaction dans l’emploi.
On sait que 99% des alumnis déclarent une satisfaction globale élevée vis-à-vis de la formation elle-même. On ne sait pas, à ce stade, dans quelle mesure les postes obtenus correspondent exactement aux projets initiaux, ni si les trajectoires à 2 ou 3 ans confirment l’orientation.
Ce sont des questions qu’on continuera à poser.
Pourquoi l’alternance change les règles du jeu ?
Le délai médian de 0 mois n’est pas un hasard de calendrier. Il est la conséquence directe du format : 12 mois en entreprise, en situation réelle, avec des livrables, des clients internes, des contraintes de production. L’employabilité s’acquiert pendant la formation.
Ce modèle ne convient pas à tout le monde. L’alternance demande une disponibilité réelle, une capacité à jongler entre les apports théoriques et les urgences terrain. Mais pour ceux qui s’y engagent complètement, c’est souvent là que tout se décide.
Retrouvez notre rapport dans un format partageable ci-après : https://gamma.app/docs/Enquete-dinsertion-Digital-Learning-Managers-nov-2025-y1ozmlme5m10g9g

