Lundi 28 septembre, 8h45

Le Bahut, 4 Quai Fulchiron, 69005, Lyon

Voilà 2 semaines que je suis assise sur les bancs du Bahut, aux côtés de 21 autres apprenants, il est l’heure de faire un premier bilan. Je préviens d’emblée le lecteur : je suis une incurable optimiste, et j’ai une fâcheuse tendance à occulter le négatif pour garder seulement ce qui me rend heureuse. Une recette du bonheur comme une autre, je vous la donne, faites-en bon usage !

Quand je rentre au Bahut, ma première surprise vient de la diversité des parcours de cette première promotion : événementiel, conseil, graphisme, en passant par des profils plus classiques comme des formateurs ou des diplômés en ingénierie pédagogique. Nous voyons du pays.

La seconde, c’est cet enthousiasme partagé, ces regards curieux, ouverts et cette motivation à toute épreuve. Je n’ai pas souvenir d’avoir constaté tant de bonne humeur et de bienveillance dans mes dernières expériences de formation.

Ma première impression est donc claire : nous partons pour cette aventure avec la meilleure équipe du monde, armés de diversité, de motivation et d’ouverture. Passées les formalités administratives et techniques, cette première semaine commence par un après-midi de découverte où on apprend à se connaitre. Répartis par équipes composées aléatoirement, on découvre les différentes personnalités réunies autour de la table, on partage des idées autour de la pédagogie et du numérique, tout cela via le jeu « Dixit ».

J’apprécie cette méthode de brise-glace que je n’ai encore jamais expérimentée, et que je trouve plus subtile et plus intéressante que les autres outils que j’ai pu tester pour révéler les personnalités. L’avantage de ce jeu est qu’il permet d’exprimer sa créativité et exploiter son imaginaire, et ainsi révéler certains traits de caractère sans avoir à se livrer directement, ce qui peut être impressionnant et parfois embarrassant. J’aime la dynamique lancée lors de cette première journée tant attendue. La première semaine est dédiée au B.A.BA de la pédagogie et des neurosciences. Un sujet extrêmement intéressant et animé avec brio par Raphaël et Héléna. Du fait de la présentation de nos formateurs ou de la curiosité du groupe (ou les deux) les interventions et les questions fusent côté apprenants. Nous sommes actifs et passionnés, et Raphaël et Héléna savent mettre à profit cette énergie. Ces sessions dédiées aux bases de la pédagogie et des neurosciences permettent aussi d’homogénéiser les connaissances de chacun sur ces sujets, ce qui paraît nécessaire au vu de la diversité de nos expériences. Durant ma 2e semaine au bahut, j’acquiers une compétence primordiale qui apparaitra bientôt sur mon CV : je sais reciter l’alphabet à l’envers en moins de 10 secondes. Merci Ulysse Lubin de nous avoir enseigné ce savoir aussi futile que divertissant ! J’ai beaucoup apprécié l’intervention d’Ulysse : il s’est lancé dans une série de défis assez fous qui tendent à prouver que tout peut s’apprendre, si on a la volonté et qu’on choisit la bonne méthode. L’apprentissage de l’alphabet à l’envers nous permet d’aborder différentes techniques de mémorisation, dont l’efficacité nous est prouvée par la facilité que nous avons à le retenir. Ulysse nous donne toutes sortes de conseils et de clefs, et illustre ses leçons d’anecdotes divertissantes, qui favorisent elles-mêmes la mémorisation : c’est ce qu’on appelle “apprendre par l’exemple” !

Le divertissement est clairement au rendez-vous lors de ces derniers jours. Plutôt logique, car nous travaillons autour des problématiques du jeu en formation. Moi-même, je ne suis pas une grande joueuse. Il vous suffira de demander à mes amis quelle associable je peux être lorsqu’ils sortent un jeu de société sur la table du salon.

En revanche je suis assez fascinée par les mécanismes de jeu et leur conception, et j’apprécie beaucoup plus la perspective de jouer quand il y a une utilité pédagogique. Ainsi, je ne subis pas trop cette

journée consacrée aux jeux, car chacun d’entre eux fait l’objet d’une analyse pour identifier les mécanismes et concepts que nous pourrons réemployer à des fins pédagogiques. J’y prendrais presque goût !

En parallèle de nos journées studieuses, il nous est régulièrement proposé de continuer nos discussions autour d’un verre plus ou moins formel. Il y a d’abord les meetups, organisés par Sylvain les mardis soir, et qui s’annoncent tous plus intéressants les uns que les autres et puis les propositions à la volée, quasiment chaque soir, pour se retrouver dans notre (bientôt) QG qu’est le Johnny’s. Ceux qui me connaissent sauront que j’apprécie ce genre d’initiatives, et que j’en suis souvent le moteur !

Malgré mon incorrigible optimisme, je garde l’esprit critique, et je me dois d’assombrir un peu le tableau de ces premières semaines. Globalement, depuis le début de la formation, j’aurais apprécié avoir davantage le temps et l’occasion de manipuler les outils qu’on nous a présentés, à travers des cas pratiques ou des petits exercices par exemple.

Nous avons par exemple parlé de veille pédagogique, et listé les outils à utiliser dans ce cadre, mais nous n’en avons expérimenté aucun et je n’ai personnellement aucune idée de leur fonctionnement. De même, nous avons consacré une journée entière aux outils d’animation de formation, mais n’en avons manipulé aucun nous-même. Je suppose et j’espère que tout cela viendra plus tard dans le programme du Bahut.

En tout cas, ces premières semaines au Bahut m’ont mise en appétit, et j’ai hâte de commencer à travailler sur des cas plus concrets, pour pouvoir utiliser tout ce qu’on a appris. Je suis impatiente d’apprendre à dessiner, à créer des infographies et des vidéos pédagogiques. Bref, j’ai hâte de suivre le programme si riche qui nous est proposé. J’espère que le Bahut sera à la hauteur de nos attentes !

Auteur : Amélie Wallut